Photo Vincent GIRARD

Plutôt que les techniques ou outils dont dispose un praticien, c’est à mon sens sa personnalité, son parcours et son cheminement personnel qui donnent de la profondeur à son accompagnement. Ils façonnent sa façon d’accompagner l’autre.

En effet, l’expérience du vécu permet de dépasser les enseignements, de les enrichir et permet une compréhension bien plus large de l’autre. Celà nécessite d’avoir dépassé ses épreuves personnelles et d’avoir trouvé son propre équilibre, sa propre paix intérieure. C’est ce qui permet de créer un échange respectueux, compréhensif, pleinement humain, riche et vivant.

Il me semble donc juste de présenter mon parcours afin que le choix d’avancer ensemble corresponde aussi à un choix humain.

Mon histoire

J’ai grandi dans une famille très cartésienne. Du côté maternel, les racines s’ancrent profondément dans les terres du Sud Ouest et ont marquées mon enfance. Très jeune, j’avais conscience que le monde allait bien au delà de nos yeux et que nos 5 sens ne nous permettaient de percevoir qu’une petite partie de ce qui nous entoure. J’ai longtemps été curieux des sensations que je ressentais dans mes mains. La nature a toujours été un endroit où je me sentais en lien total avec moi-même, comme protégé et profondément aligné.

J’ai découvert par hasard à 8 ans que j’avais été accompagné par un frère jumeau durant toute ma vie intra-utérine et qu’il était décédé quelques jours avant la naissance, levant ainsi le voile sur un sujet totalement tabou. J’ai alors appris que ma venue au monde avait été particulièrement compliquée et s’est accompagnée de plusieurs mois d’hospitalisation, de solitude et d’immobilisations. Ces évènements ont été au coeur du travail personnel que j’ai pu mener plus tard.


Vers 10 ans, mon grand-père m’a amené à ouvrir les yeux sur des sujets tabous à la maison : radiesthésie, coupeurs de feu, rebouteux, … Cela a résonné particulièrement fort en moi et me semblait totalement naturel. Mais les retours à la maison étaient suivis d’injonctions à ne pas continuer avec ces “absurdités dangereuses” et “d’un autre temps”, tout en devant travailler pour avoir un “vrai métier”. J’ai donc suivi une scolarité permettant notamment de répondre aux attentes de mes parents . Celle-ci a été marquée par des facilités pour les études scientifiques et une sensation de ne pas coller au monde scolaire.

Le fait de sortir major de promotion de mon école d’ingénieur m’a ouvert les portes de nombreuses grandes entreprises dont les projets étaient passionnants. Cependant, je sentais se creuser l’écart entre mes aspirations profondes et le monde dans lequel j’évoluais. J’ai alors entrepris un long travail thérapeutique pour comprendre pourquoi je me sentais différent dans mes ressentis, ma façon de penser et de voir le monde, et pourquoi, malgré mes capacités intellectuelles, je sentais que je n’étais pas à ma place dans mon activité professionnelle.

C’est la rencontre de plusieurs thérapeutes qui m’a (ré)ouvert les yeux sur ce qui m’habitait. J’étais très probablement HPI et hypersensible. Je n’ai jamais souhaité passer les tests par besoin de ne pas m’enfermer dans une case. Comprendre que mon fonctionnement pouvait s’expliquer par ces profils m’a permis avec le temps de mieux canaliser mon mental et revenir davantage au corps, trouvant plus d’apaisement tout en conservant mes aptitudes.


Les ressentis et capacités que j’avais plus jeune ont fini par ressurgir d’un coup, apportant à la fois un alignement profond mais aussi de la peur, une volonté de ne pas être différent et de les cacher. J’ai compris que si ces capacités sont accessibles à tous, on peut avoir des prédispositions naturelles au même titre que certains sont doués pour les activités manuelles, artistiques, la musique ou le sport. J’ai mis beaucoup de temps à accepter de m’ouvrir vraiment à ces perceptions qui venaient bousculer totalement mon monde cartésien et mes schémas socio-familiaux. En parallèle, j’apprenais par hasard que ma famille maternelle était émaillée de guérisseurs, de coupeurs de feu, de rebouteux …


La réflexion sur mes attentes professionnelles a duré de nombreuses années. Des bilans de compétence et un accompagnement m’ont permis de comprendre mes aspirations réelles et j’ai porté un regard différent sur mon activité. Au delà de l’aspect technique, j’aimais par dessus tout comprendre les besoins profonds des gens avec qui je travaillais et les accompagner dans la recherche de solutions adaptées à leur identité.

Ca a été une révélation. J’ai pris conscience que je pouvais transposer ceci dans un domaine différent ayant un impact direct dans la vie des gens. Passionné par l’être humain dans toutes ses dimensions, j’ai choisi une voie qui me permettait de travailler aussi bien dans le corps que dans la sphère psycho-corporelle. En effet, la phrase de Platon prenait tout son sens :

On ne peut guérir la partie soignée, sans soigner le Tout. On ne doit pas soigner le corps séparé de l’âme et pour que l’Esprit et le corps retrouvent la santé, il faut commencer par soigner l’âme. Car c’est une erreur fondamentale des médecins d’aujourd’hui de séparer l’âme et le corps.

Platon

J’ai donc suivi en parallèle de ma carrière d’ingénieur une formation en kinésiologie appliquée en m’ouvrant à de nombreuses autres pratiques qui viennent enrichir ma pratique : EFT, accupressure, médecine chinoise, réflexes archaïques, fasciathérapie, kinésiologie périnatale, mémoires trans-générationnelles, sophrologie, pleine conscience, … Dans ma pratique, je ne suis pas scolaire. J’utilise les outils dont j’ai besoin à l’instant T qui répondent le mieux à la problématique rencontrée. Peu importe si celà correspond au protocole académique. Je ne suis donc pas “carré” et je n’applique pas la kinésiologie dans les règles de l’art : c’est une base sur laquelle je m’appuie.


J’ai également eu le besoin d’essayer de mettre un cadre sur mes ressentis “énergétiques” en me formant au reiki que j’ai enseigné jusqu’à me rendre compte que j’aspirais à retrouver cet élan spontané et naturel que j’avais plus jeune et que, finalement, tout était déjà là et qu’il suffisait de lui ouvrir la porte.


J’ai finalement osé franchir le pas et quitter mon entreprise pour créer mon cabinet. Juste après la signature de l’accord de départ, j’ai fait un gros burn-out qui a duré plusieurs mois. Si ca a été particulièrement difficile à vivre, je considère aujourd’hui que c’était une des meilleures choses qui me soit arrivée. Il m’a permis de réellement prendre conscience de mes besoins et de l’importance de l’écoute de son corps.


J’exploite donc indifféremment mes formations, mes capacités manuelles et mes perceptions pour enrichir mon accompagnement et mieux cibler les problématiques ou les zones corporelles ayant besoin d’être harmonisées. Je cherche à ce que la personne puisse retrouver son propre équilibre et ses ressources pour vivre de façon plus harmonieuse, plus consciente de soi et de son environnement.

On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux.

A. de Saint-Exupéry

Parce que mon quotidien et qui je suis ne se résume pas à mon activité professionnelle, il me semble important de décrire ce qui m’anime en dehors du cabinet.

J’aime passer du temps dehors, à marcher, randonner, faire découvrir la nature à mes proches, et toute activité en lien avec ces éléments me parle (photo, trek, sports d’eau vive, VTT, permaculture, …). J’ai un besoin fort de montagnes, de forêts, de coins de nature encore sauvages et préservés pour découvrir et observer la faune.


J’ai également besoin d’utiliser mes mains, concevoir, créer, réparer. Je fais donc beaucoup de travaux chez moi, chez des amis. Je m’intéresse particulièrement au travail du bois sous toutes ses formes et aux low-techs. Je tente également d’arriver à jouer correctement de la guitare (un jour peut-être ?).


Et enfin, je passe toujours beaucoup de temps dans le monde informatique à découvrir, apprendre de nouvelles technos, tester, développer de nouveaux projets. De temps en temps, je réponds à des demandes pour des structures sur des activités de développement software ou de site web. J’ai besoin de garder un pied dans ce domaine qui me passionne et me permet de nourrir ma soif d’apprendre et de créer. Je voue un intérêt fort à toute la démarche autour des logiciels libres open-source qui à mon sens valorisent l’informatique plus accessible, plus humaine, éthique et collaborative.